Quelques nouvelles des Co(o)pains 

22/09/2018 > Le grand marché Créatif et durable

Nous sommes en train de vous préparer une délicieuse rentrée... Un premier rendez-vous à noter dans vos agendas : Le Grand Marché Créatif & Durable. Vous pourrez entre autres y déguster quelques pains des Coopains ! +d'infos sur leur page FB


 1/5/2018 > Le manifeste des Co(o)pains est en ligne

Un autre pain est possible. C'est ce que nous voulons défendre tout au long de ce projet. La passion du bon pain et des savoir-faire au cœur de notre démarche, relever les défis du vivre ensemble, être acteur de changement : voilà ce qui nous anime ! Découvrez-en plus ici


27/4/2018 > Greenscop est sur les rails

Votre future boulangerie coopérative participe à la création de Greenscop : une entreprise partagée regroupant différents métiers de l'alimentation bio en circuits courts, initiée par la SAW-B. Mais qu'est ce qu'une entreprise partagée ?


Qui sont les Coopains ?

Été 2017 : quelques breadlovers bruxellois partaient à la recherche à travers notre belle région d'un pain de qualité, sans additif, à prix juste, produit dans le respect des acteurs de la filière pain. Le constat est plutôt triste : du grain au pain, la mécanisation et la perte des savoir-faire ont distendu le lien qui nous unit à ce que l'on mange et à ceux qui le produisent. C’est pourquoi les Coopains veillent dans la construction de ce projet à intégrer la filière pain au travers d'une coopération entre le producteur de blé, le meunier, le boulanger et les consommateurs.

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Mettre la main à la pâte

Dans un esprit coopératif et participatif, nous voulons impliquer les coopérateurs dans l'élaboration des produits et du projet. Du choix de farines aux horaires d'ouverture : vous êtes l'acteur de votre alimentation. 

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Sensibiliser

Nous voulons rendre au pain ses lettres de noblesse. C'est pourquoi souhaitons sensibiliser autour de nous aux enjeux de la filière pain, tant par la qualité des ingrédients qu'au travers des ateliers de découverte de la panification. 

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Transmettre

Nous voulons valoriser les savoir-faire traditionnels, 
du paysan au boulanger,
et en assurer la transmission
aux (futurs) professionnels. 


Rejoignez l'aventure

Curieux de rejoindre le collectif pour travailler ensemble à la réalisation de ce projet ? Nous vous recontacterons très vite pour vous proposer une rencontre, en fonction de vos attentes précises.

Les Co(o)pains :
plus qu'une histoire de blé

C'est évident : pour faire du bon pain, il faut du bon blé. Un blé sain, loyal et marchand comme le prescrit si bien la loi française sur le commerce de 1905. Mais ça ressemble à quoi un bon blé?

Pour le céréalier (conventionnel), c'est un blé qui donne une bonne récoltePour le meunier (conventionnel), c'est un blé qui permet d'extraire une grande quantité de farinePour le boulanger (conventionnel), c'est un blé facilement panifiable, c'est-à-dire un blé qui donne une pâte facile à travailler ET qui permet d'obtenir un beau pain savoureux (?).

Ces trois points de vue ont mené à la situation que l'on connaît aujourd'hui : quelques variétés de blés sur le marché faciles à récolter, donnant des grains dodus et possédant une grande force boulangère (forte teneur en gluten). Au fournil, tout cela rend possible la mécanisation du travail du boulanger (une machine pour diviser la pâte, une autre pour bouler les pâtons, une encore pour façonner les pains) et débouche inévitablement sur la standardisation des pains.

Céréaliers et boulangers sont pris au piège des grandes minoteries, qui d'un côté négocient au plus bas l'achat des blés et imposent des critères stricts de panifiabilité des farines, et qui de l'autre proposent des farines corrigées et/ou améliorées (ajout de gluten, d'acide ascorbique, d'adjuvants, d'enzymes, etc.), et même créent des marques de boulangerie, accentuant le processus de standardisation des pains.

Résumons : uniformisation des cultures et explosion du rendements des champs, céréales peu résistantes aux variations climatiques et grande dépendance des céréaliers aux produits phytosanitaires, farines à haute teneur en gluten et conséquence sur la santé publique, machinisation du fournil et standardisation des pains. Et selon nous, cette tendance a un prix : la qualité.

Ce portrait – certes brossé à grand traits – n'inciterait personne à se déplacer à la boulangerie de son quartier pour acheter son pain et encore moins à créer une boulangerie coopérative...

Néanmoins, on peut apercevoir ici et là des lignes bouger: des céréaliers qui s'intéressent aux blé anciens et ré-implantent des variétés locales oubliées, des paysans-boulangers qui retissent le travail de la terre avec le travail de la pâte, des meuniers qui perpétuent les techniques de la mouture sur meule de pierre, des boulangers enfin qui retournent à des modes de fabrication plus doux, plus lents, plus respectueux.

Plus qu'un blé sain, il est nécessaire aujourd'hui de défendre un blé réfléchi : attentif à la terre et à la biodiversité, situé dans son environnement et dans son histoire

Plus qu'un blé loyal, il est nécessaire aujourd'hui de défendre un blé respectueux de toute la filière pain : depuis le céréalier jusqu'au client, en passant par le meunier et le boulanger!

Plus qu'un blé marchand, il est nécessaire aujourd'hui de défendre un blé et un pain démocratique : non pas un pain exceptionnel réservé à une élite mais un pain de qualité qui puisse être acheté par tou.te.s !

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